|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dans certaines conditions, la carcinose péritonéale originant des cancer colorectaux et de l'appendice peut être guérie. Depuis 1989, Paul H. Sugarbaker a mis au point un traitement qui semble efficace et prometteur dans certaines situations. Le traitement est lourd et consiste en une combinaison de chirurgie et de chimiothérapie administrée directement à l'intérieur de l'abdomen (chimiothérepie intrapéritonéale). La chirurgie consistera à retirer toute la maladie visible et durera parfois plusieurs heures. La chimiothérapie intrapéritonéale quand à elle sera faite pendant la chirurgie lorsque le médicament administré doit être chauffé (hyperthermie) ou débutera la jour de la chirurgie, en salle de réveil, pour un total de 5 jours lorsqu'administrée à température ambiante (normothermie). Pour être efficace et offrir une chance de guérison, le traitement doit être administré à des patients qui présentent une maladie limitée aux surfaces des organes intra-abdominaux. C'est-à-dire que la maladie ne doit pas être présente à l'intérieur du foie, du poumon ou de d'autres organes (métastases). De plus, la condition générale du patient doit permettre une intervention chirurgicale parfois lourde avec le moins de risque possible. Finalement la maladie d'origine de la carcinose (cancer primaire) doit être contrôlée. La dernière condition étant relative, il pourra arriver que la carcinose soit traitée en même temps que la maladie primaire, par exemple dans les pseudomyxome péritonéi et les adénocarcinomes de l'appendice. Une condition essentielle pour que le traitement ait une chance de fonctionner, est la possibilité que le chirurgien puisse extirper toute la maladie visible au moment de la chirurgie. Si cette première condition ne peut pas être rencontrée, le traitement sera inefficace et il ne doit pas être fait car les risques liés au traitement dépassent les bénéfices escomptés. Malgré tous les examens pré-opératoires qui sont fait, c'est une situation malheureuse qui ne sera pas toujours reconnue avant l'intervention chirurgical. C'est donc dire qu'il arrive occasionnellement qu'un patient soit opéré sans que le traitement ne puisse être poursuivit. Les risques liés au traitements sont nombreux. Le tiers des patients présenteront des complications plus ou moins graves dans les jours suivant le traitement. Certains pourront en mourrir. Les complications les plus fréquentes sont des infections au niveau de la plaie chirurgicale, des abcès intra-abdominaux et des fistules digestives. La majorité des complications pourront être traitées simplement, mais une deuxième chirurgie pourra être nécessaire chez certains patients. Le risque de mourrir du traitement varie de 2 à 5%. Si le traitement est considéré satisfaisant, les chances de guérison varient de 20 à 30% en fonction de l'étendue de la carcinose. Par guérison il est spécifié une absence de récidive 5 ans après le traitement. Le traitement en hyperthermie semble un peu plus efficace mais les risques qui y sont reliés sont plus élevés. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||